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Festival de Cannes - Page 5

  • 69ème Festival de Cannes: le programme de la sélection officielle 2016 (conférence de presse)

    Cannes201614

    Ce 14 avril était le jour J avec l’annonce de la sélection officielle du 69ème Festival de Cannes, ce matin, à l’UGC Normandie, sur les Champs-Elysées. Avec l’annonce du président du jury en février, cette année George Miller, l’impatience commence à poindre dès le début de l’année et grandit jusqu’à l’annonce et les informations officielles égrenées au fil des semaines.

    Nous connaissions  d’ores et déjà l’affiche qui rompt avec celles qui ont précédé et qui n’en est pas moins sublime, incandescente et solaire, évocatrice de langueur, de nouveaux horizons avec cette ascension qui est comme une parabole de celle des 24 marches les plus célèbres au monde. Conçue comme un clin d’œil à Jean-Luc Godard par Hervé Chigioni et son graphiste Gilles Frappier, le visuel 2016 tiré du « Mépris » symbolise « une montée de marches en forme d’ascension vers l’horizon infini d’un écran de projection. »

    affiche cannes 2016

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    Nous connaissions également le film d’ouverture. Kristen Stewart, Blake Lively, Jesse Eisenberg, Steve Carell et Parker Posey sont ainsi attendus sur le tapis rouge le 11 mai prochain aux côtés de Woody Allen, ils présenteront ainsi son dernier film « Café Society », film d’ouverture hors compétition de cette 69ème édition. Voilà de quoi me réjouir également. Le film sortira le même jour dans les salles françaises. Un record de sélections en ouverture pour le réalisateur new-yorkais qui avait déjà ouvert le Festival en 2002 avec « Hollywood Ending » et en 2011 avec « Midnight in Paris », une ouverture à laquelle j’avais eu le plaisir d’assister et dont je propose de retrouver (en cliquant ici) mon compte rendu, avec la critique du film ainsi que mes 10 autres critiques de films de Woody Allen.

    cafe

    Nous savions également déjà que William Friedkin donnerait une leçon de cinéma (le reste de la sélection de Cannes Classics que j’attends toujours avec impatience sera dévoilée la semaine prochaine). Le Maître de l’épouvante et du film noir  fera frissonner les festivaliers mercredi 18 mai dans la salle Buñuel à l’occasion de sa Leçon de Cinéma. Avec le critique Michel Ciment, il reviendra sur ses films devenus cultes : « French Connection », « Cruising », « Killer Joe », ainsi que sur la récente sortie de son livre : « Friedkin connection : Les Mémoires d’un cinéaste de légende ».

    friedkin2

    Nous savions aussi que Laurent Lafitte présenterait les cérémonies d’ouverture et de clôture, succédant ainsi à Lambert Wilson. Pierre Lescure a ainsi annoncé une ouverture et une clôture « spectaculaires et créatives. » Le film de clôture sera cette année la palme d’or afin de permettre aux festivaliers arrivés à la fin (si le film « palmé » a été projeté au début) ou l’ayant manqué de le voir le dernier jour.

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    Venons-en maintenant aux nouvelles annonces avec au programme un festival glamour (Thierry Frémaux a annoncé un festival avec « une présence massive de stars » : Julia Roberts -pour sa première montée des marches- mais aussi Steven Spielberg,  Kirsten Stewart, Sean Penn,  Pedro Almodovar, Charlize Theron, George Clooney, Ryan Gosling, Russell Crowe,  Marion Cotillard, Russell Crowe, Vincent Cassel, Léa Seydoux, Adèle Haenel, Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valeria Bruni-Tedeschi,  Isabelle Huppert, Xavier Dolan, Jean-Pierre Léaud… la liste est indéniablement impressionnante) mais aussi de grands films d’auteur, bref l’essence du festival de Cannes qu’est cette alliance joyeuse et parfois improbable et qui en fait le plus grand festival de cinéma au monde et toujours une « fenêtre ouverte sur le monde », ses révoltes, ses blessures, ses névroses, ses espoirs. Un festival toujours en phase à l’actualité à l’exemple de « La Dernière Plage » (L’Ultima Spiaggia) de Thanos Anastopoulos et Davide Del Degan, un documentaire au cœur de l’actualité, présenté hors-compétition en séance spéciale, qui montre comment vivent les habitants des berges de l’Italie et de la Grèce depuis que leur quotidien a changé avec l’arrivée des migrants, venus de Syrie et d’Irak.

    Plus de 1869  longs-métrages ont été visionnés. Ils étaient 1850 l’an dernier. 49 longs-métrages ont été sélectionnés dans les différentes sections.  28 pays sont représentés . 7 premiers films seront projetés, tous dans la section Un Certain Regard.

    La sélection est quasiment complète, même si  comme chaque année des films pourront être réintégrés à la sélection. Le jury sera  annoncé la semaine prochaine.

    Cette sélection nous promet une belle diversité. Rien que dans la compétition officielle: 4 films français, 1 film allemand, 1 film espagnol, 2 films britanniques, 1 film belge, 1 film canadien, 3 films américains, 1 film brésilien, 1 film philippin, 2 films roumains,  1 film coréen, 1 film hollandais, 1 film danois. La diversité sera aussi au rendez-vous dans les thématiques abordées. Comme vous le verrez ci-dessous, les pitchs sont particulièrement prometteurs même si, pour ce qui concerne la compétition officielle,  j’attends avec plus d’impatience que d’autres les films d’Olivier Assayas, Nicole Garcia, Pedro Almodovar, Xavier Dolan, Bruno Dumont, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Brillante Mendoza.

    Vingt films ont été retenus en compétition officielle et sont en lice pour la Palme d’or. Parmi eux figurent quatre films français.:

    - « Rester vertical » d’Alain Guiraudie (prix de la mise en scène en 2013 à Un Certain Regard pour « L’inconnu du lac »). « Rester vertical » suit les errances d’un cinéaste (Damien Bonnard) en panne d’inspiration et en mal de paternité à travers la France, une dérive qui va le conduire à la déchéance sociale.

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    -« Personal shopper » d’Olivier Assayas, notamment avec Kristen Stewart qui incarne ici Maureen, une jeune américaine à Paris gagnant sa vie comme «personal shopper» pour une célébrité. Elle possède aussi une capacité aigue à communiquer avec les esprits, qu’elle partageait avec son frère jumeau, Lewis, décédé récemment… Deux ans après « Sils Maria » (compétition officielle 2014, au passage un grand film  très ancré dans son époque, sa violence médiatique, un film sur l’étanchéité des frontières entre l’art et la vie, et l’implacable violence du temps qui passe, un film au charme vénéneux, un jeu de miroirs et de reflets mélancolique, envoûtant et brillant au propre comme au figuré…à voir absolument!), Olivier Assayas est donc de retour à Cannes. Il avait fait partie du jury longs métrages en 2011 et son film « Clean » avait valu à Maggie Cheung un Prix d’Interprétation Féminine.

    Kristen Stewart dans Personal shopper

     

    -« Ma loute » de Bruno Dumont. Eté 1910, baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L’improbable inspecteur Machin et son sagace adjoint Malfoy (mal)mènent l’enquête. Ils se retrouvent, bien malgré eux, au cœur d’une étrange et dévorante histoire d’amour entre Ma Loute, fils ainé d’une famille de pêcheurs aux mœurs particulières et Billie Van Peteghem, la benjamine d’une famille de riches bourgeois Lillois décadents. Ce film sera l’occasion de retrouver une habituée de la Croisette, une immense actrice, Juliette Binoche, mais aussi Valeria Bruni-Tedeschi et Fabrice Luchini (qui a obtenu le prix d’interprétation pour « L’Hermine » à la 72ème Mostra de Venise. Un présage?). Le cinéaste plutôt habitué à faire tourner des non professionnels risque de surprendre les festivaliers avec ce film au casting prestigieux.

    Ma loute de Bruno Dumont

    Je vous laisse découvrir sa bande-annonce. Réjouissant, non? Le ton décalé est en tout cas prometteur. La dernière sélection cannoise de Bruno Dumont remonte à 2011 (Un Certain Regard) pour « Hors Satan ». Il a également reçu le Grand Prix en 1999 et 2006, pour « L’Humanité » puis « Flandres ». En 2008, il a également présidé le jury de la Caméra d’or.

     

    -et enfin « Mal de pierres » de Nicole Garcia qui nous donnera le plaisir de retrouver Marion Cotillard sur la Croisette. Synopsis: Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante. Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme « la chose principale ». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.  Date de sortie: 19 octobre 2016. Nicole Garcia a été membre du jury longs métrages en 2000, présidente du jury de la Caméra d’or en 2014 et elle fut en lice en tant que réalisatrice pour « L’Adversaire » (2002) puis « Selon Charlie » (2006). J’en profite pour vous recommander son magnifique « Un balcon sur la mer » .

    Mal de pierres de Nicole Garcia

    Nous aurons également le plaisir de retrouver de nombreux habitués de la Croisette et du palmarès:

    julieta

    -Pedro Almodovar pour « Julieta » qui sortira en salles le 18 Mai 2016. Synopsis: Julieta s’apprête à quitter Madrid définitivement lorsqu’une rencontre fortuite avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antía la pousse à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé Antía une semaine plus tôt. Julieta se met alors à nourrir l’espoir de retrouvailles avec sa fille qu’elle n’a pas vu depuis des années. Elle décide de lui écrire tout ce qu’elle a gardé secret depuis toujours. En 2014, c’est en tant que producteur que le nom de Pedro Almodovar apparaissait à Cannes pour « Relatos salvajes » après sa présence en compétition en 2011 pour « La piel que habito ». Il a obtenu le prix de la mise en scène pour « Tout sur ma mère » en 1999 et le prix du scénario en 2006 pour « Volver » et il m’avait bouleversée avec ses « Etreintes brisées » en compétition en 2009 ( absent du palmarès).

    Dardenne

    -« La fille inconnue » de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Synopsis: Jenny, médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que l’identité de la jeune fille est inconnue, Jenny se met en quête de trouver son nom…  Avec Adèle Haenel, Jérémie Rénier, Olivier Gourmet. Les frères Dardenne réalisent toujours des œuvres fortes dans lesquelles l’interprétation prime et bouleverse. Ils font ainsi partie des rares à avoir obtenu deux fois la palme d’or: en 1999 pour « Rosetta » et en 2005 pour « L’enfant ». Ils ont également obtenu le prix du scénario en 2008 pour « Le silence de Lorna » et en 2011 le grand prix avec « Le gamin au vélo ». En 2002, Olivier Gourmet avait eu le prix d’interprétation pour « Le Fils ». En 1999, Emilie Dequenne recevait le prix d’interprétation pour « Rosetta ».  Sortie en salles le 12 octobre 2016.

    loach

    -« I, Daniel Blake » de Ken Loach qui avait annoncé arrêter sa carrière et qui revient donc pour notre plus grand plaisir, pour la 13ème fois en compétition officielle. Synopsis: Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l’obligation d’une recherche d’emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Rachel, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d’accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée  en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Rachel vont tenter de s’entraider…  Trois fois lauréat du prix du jury, il a obtenu la palme d’or en 2006 pour « Le Vent se lève ».

    paterson

    -« Paterson » de Jim Jarmusch. Jim Jarmusch a reçu le grand prix pour « Broken flowers » en 2005. Avec Adam Driver. Le périple d’un chauffeur de bus du New Jersey, poète à ses heures.

    -« Baccalauréat » de Cristian Mungiu. Mungiu a reçu la palme d’or en 2007 pour « 4 mois, 3 semaines, 2 jours ». « Au-delà des collines », qu’il a écrit et réalisé, obtient en 2012 le Prix du scénario et un double Prix d’interprétation féminine. Le synopsis est pour le moins énigmatique: ce que les parents disent à leurs enfants et ce que ces derniers voient leurs parents faire.

     

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    -« The last face » de Sean Penn avec Charlize Theron, Javier Bardem, Adèle Exarchopoulos. Une docteur, qui travaille dans l’humanitaire en Afrique, tombe amoureuse d’un collègue.  Sean Penn est de retour sur la Croisette 5 ans après « This must be the place » de Paolo Sorrentino. Il a également été président du jury en 2008. On le retrouve à Cannes en tant que réalisateur 15 ans après la présentation de « The Pledge » en compétition.

    hand

    -« Agassi » de Park Chan-Wook. Grand prix en 2004 pour « Old boy », prix du jury  en 2009, Park Chan-Wook revient en compétition à Cannes. Synopsis: Entre la Corée et le Japon des années 1930, « The Handmaiden » retrace l’histoire fascinante d’une jeune femme fortunée, d’un escroc surnommé le « Conte », très intéressé par son argent, et d’une fille pickpocket qu’il placera comme servante chez la riche héritière.

    -« The Neon Demon » de Nicolas Winding  Refn qui sera de retour sur la Croisette après avoir fait partie du jury de Jane Campion en 2014. Il avait également présenté « Only god forgives » en compétition officielle il y a 3 ans et avait obtenu le prix du jury pour « Drive » en 2011. Qualifié de « film d’horreur cannibale chez les top models » par Thierry Frémaux ce matin en conférence de presse, ce film risque bien de ne pas laisser indifférents les festivaliers. Synopsis: Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante, sa beauté et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté. Avec Elle Fanning, Keanu Reeves…

    the neon demon

    -Le jeune prodige  Xavier Dolan sera de retour avec « Juste la fin du monde« . « Ce n’est que la deuxième fois que Xavier Dolan est en compétition » a précisé Thierry Frémaux ce matin lors de la conférence de presse afin de devancer les critiques des éternels rabat-joie. Chaque film du jeune surdoué démontre son immense talent. Tous ses films ont été sélectionnés en section parallèle ou à Un Certain Regard (à l’exception de «  Tom à la ferme ») . En 2014, il figurait pour la première fois en compétition officielle avec « Mommy » (ma critique, ici) pour lequel il avait reçu le prix du jury avant d’être membre du jury l’an passé. « Juste la fin du monde » est l’ adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Luc Lagarce avec une prestigieuse distribution :  Marion Cotillard, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Gaspard Ulliel. Le film raconte l’après-midi en famille d’un jeune auteur qui, après 12 ans d’absence, retourne dans son village natal afin d’annoncer aux siens sa mort prochaine.

    dolan4

    -« Elle » de Paul Verhoeven de retour sur la Croisette 24 ans après « Basic instinct ». Ce film en français est une adaptation du roman de Philippe Djian « Oh… » avec Isabelle Hupert, Virginie Efira, Laurent Laffite (qui sera le maître de cérémonie de l’ouverture et de la clôture), Charles Berling. Synopsis: Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d’une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d’une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s’installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.

    Elle de Verhoeven

    Nous retrouverons également le réalisateur Philippin Brillante Mendoza en compétition officielle pour « Ma’Rosa », de retour 8 ans après « Serbis » et 7 ans après « Kinatay » (prix de la mise en scène).

    marosa

    Quatre ans après « Mud – Sur les rives du Mississippi », nous retrouverons également Jeff Nichols en compétition pour « Loving », son 5ème long métrage, dans lequel joue son acteur fétiche Michael Shannon. L’histoire du combat d’un couple mixte condamné à l’exil en Virginie en 1958 pour s’être mariés.

    loving

    Le brésilien Kleber Mendonça Filho est en compétition officielle avec son 2ème film, « Aquarius », l’histoire d’ une critique musicale retraitée capable de voyager dans le temps.

    aquarius

    La cinéaste britannique Andrea Arnold est également de retour à Cannes avec « American Honey », un film avec Shia LaBoeuf. Elle avait obtenu le Prix du Jury pour « Fish Tank » et auparavant pour « Red Road ». Synopsis: Star, une adolescente, quitte sa famille dysfonctionelle et rejoint une équipe de vente d’abonnements à des magazines, qui parcourt le midwest américain en faisant du porte à porte. Aussitôt à sa place parmi cette bande de jeunes, dont fait partie Jake, elle adopte rapidement leur style de vie, rythmé par des soirées arrosées, des petits méfaits et des histoires d’amours…

    L’Allemande Maren Ade réalisatrice mais aussi productrice notamment de « Tabou » de Miguel Gomes gravira les marches pour la première fois pour « Toni Erdmann ». Synopsis: Lorsque Winfried, 65 ans, rend une visite surprise à sa fille Ines, 37 ans, en Roumanie, il pense que cette dernière a perdu le sens de l’humour et décide de l’aider à le retrouver, en multipliant les farces.

    Enfin « Sieranevada » du roumain Cristi Puiu (qui rejoint donc son compatriote Cristian Mungiu en compétition officielle après avoir été en sélection à Un Certain Regard et en séance spéciale en 2014 pour « Les ponts de Sarajevo »). Synopsis: De retour d’un voyage d’affaires à Paris, un neurologue rejoint sa femme pour un dîner organisé pour l’anniversaire de la mort du père de cette dernière. Sur place, tous les convives attendent le prêtre censé célébrer la cérémonie…

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    Ajout postérieur à la conférence de presse: "The Salesman" d’Asghar Farhadi (Iran) rejoint la compétition officielle. Synopsis: Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran en raison d'importants travaux menaçant leur immeuble, Emad et Rana emménagent dans un nouveau logement. Un incident en rapport avec l’ancienne locataire survient et va bouleverser la vie du jeune couple.

    Parmi les événements hors compétition qui nous promettent des montées des marches mémorables et exceptionnelles, nous pourrons compter sur Jodie Foster et Steven Spielberg. qui viendront présenter leurs nouvelles réalisations.

    geant

    Spielberg sera en effet de retour, trois ans après avoir présidé le jury et présentera en avant-première mondiale hors compétition « Le Bon Gros Géant » au public cannois, une adaptation du roman pour enfants de Roald Dahl avec Mark Rylance en géant, un film d’aventure fantastique qui marie prises de vue réelles et images de synthèse.

    Money Monster

    LA montée des marches qui fera crépiter les flashs sera sans aucun doute celle du film de Jodie Foster, de retour à Cannes 5 ans après « Le Complexe du Castor » avec « Money Monster », un thriller qui permettra à Julia Roberts et George Clooney de se retrouver à l’écran plus de dix ans après « Ocean’s twelve » et à l’actrice de fouler les marches cannoises pour la première fois.

    the nice guys

    Côté montée des marches glamour, nous pourrons également compter sur « The Nice Guys » de Shane Black avec Ryan Gosling et Russell Crowe.

    cancre

    En séance spéciale, il faudra aussi suivre avec attention « Le Cancre » de Paul Vecchiali sur les relations, sur une dizaine d’années entre un père (Vecchiali) et son fils qui vont se heurter au cancer (l’anagramme du « cancre »). Au casting figurent Catherine Deneuve, Édith Scob et Mathieu Amalric.

    Notez également qu'Iggy Pop assistera à la projection de GIMME DANGER, le film que Jim Jarmusch lui a consacré. De fait, il sera programmé en séance de minuit, le jeudi 19 mai.

    Retrouvez l’ensemble de la sélection ci-dessous et les courts-métrages en compétition et films de la Cinéfondation en cliquant ici. Je vous informerai bien entendu des ajouts à la programmation. Vous pouvez bien sûr retrouver toutes les informations sur le festival sur son site officiel http://www.festival-cannes.com et sur son compte twitter officiel @festival_cannes. De mon côté, vous pourrez me retrouver comme chaque année en direct de la Croisette et me suivre pour la 16ème année consécutive sur mon blog consacré au Festival de Cannes http://inthemoodforcannes.com mais aussi sur mes blogs http://inthemoodforcinema.com et http://inthemoodforfilmfestivals.com ainsi que sur mon compte twitter principal @moodforcinema et mon compte twitter consacré au Festival de Cannes @moodforcannes. Et pour les passionnés (comme moi) du Festival de Cannes, vous pourrez aussi (re)plonger dans l’atmosphère du Festival de Cannes 2014 dans mon roman « L’amor dans l’âme » publié aux Editions du 38, ce mois-ci  et disponible en papier et numérique (toutes les infos ici).

    Enfin, en attendant le 11 Mai, replongez dans mon compte rendu complet du Festival de Cannes 2015 et retrouvez la sélection officielle détaillée ci-dessous.

    En Compétition

         
    Film d’ouverture    
         
    Woody ALLEN (USA) CAFÉ SOCIETY H.C
         
      ***  
         
    Maren ADE (Allemagne) TONI ERDMANN  
         
    Pedro ALMODÓVAR (Espagne) JULIETA  
         
    Andrea ARNOLD (Royaume-Uni) AMERICAN HONEY  
         
    Olivier ASSAYAS (France) PERSONAL SHOPPER  
         
    Jean-Pierre DARDENNE, Luc DARDENNE (Belgique) LA FILLE INCONNUE  
         
    Xavier DOLAN (Canada) JUSTE LA FIN DU MONDE  
         
    Bruno DUMONT (France) MA LOUTE  
         
    Nicole GARCIA (France) MAL DE PIERRES  
         
    Alain GUIRAUDIE (France) RESTER VERTICAL  
         
    Jim JARMUSCH (USA) PATERSON  
         
    Kleber MENDONÇA FILHO (Brésil) AQUARIUS  
         
    Ken LOACH (Royaume-Uni) I, DANIEL BLAKE
     
         
    Brillante MENDOZA (Philippines) MA’ ROSA  
         
    Cristian MUNGIU (Roumanie) BACALAUREAT
    (BACCALAURÉAT)
     
         
    Jeff NICHOLS (USA) LOVING  
         
    PARK Chan-Wook (Corée du Sud) AGASSI
    (THE HANDMAIDEN)
     
         
    Sean PENN (USA) THE LAST FACE  
         
    Cristi PUIU (Roumanie) SIERANEVADA  
         
    Paul VERHOEVEN (Pays-Bas) ELLE  
         
    Nicolas WINDING REFN (Danemark) THE NEON DEMON  
         

     

    Un Certain Regard

     

    Film d’ouverture: ESHTEBAK (CLASH) de Mohamed DIAB (Egypte)

    HELL OR HIGH WATER de David Mackenzie (Grande-Bretagne)

         
    Behnam BEHZADI (Iran) VAROONEGI
    (INVERSION)
     
         
    BOO Junfeng (Singapour) APPRENTICE  
         
    Delphine COULIN, Muriel COULIN (France) VOIR DU PAYS  
         
    Stéphanie DI GIUSTO (France) LA DANSEUSE 1er film
         
    Mohamed DIAB (Egypte) ESHTEBAK
    (CLASH)
     
         
    Michael DUDOK DE WIT (Pays-Bas) LA TORTUE ROUGE
    (THE RED TURTLE)
    1er film
         
    FUKADA Kôji (Japon) FUCHI NI TATSU
    (HARMONIUM)
     
         
    Maha HAJ (Israël) OMOR SHAKHSIYA
    (PERSONAL AFFAIRS)
    1er film
         
    Eran KOLIRIN (Israël) ME’EVER LAHARIM VEHAGVAOT
    (BEYOND THE MOUNTAINS AND HILLS)
     
         
    KORE-EDA Hirokazu (Japon) AFTER THE STORM  
         
    Juho KUOSMANEN (Finlande) HYMYILEVÄ MIES
    (THE HAPPIEST DAY IN THE LIFE OF OLLI MÄKI)
    1er film
         
    Francisco MÁRQUEZ, Andrea TESTA (Argentine) LA LARGA NOCHE DE FRANCISCO SANCTIS
    (LA LONGUE NUIT DE FRANCISCO SANCTIS)
    1er film
         
    Bogdan MIRICA (Roumanie) CAINI
    (DOGS)
    1er film
         
    Stefano MORDINI (Italie) PERICLE IL NERO  
         
    Michael O’SHEA (USA) THE TRANSFIGURATION 1er film
         
    Matt ROSS (USA) CAPTAIN FANTASTIC  
         
    Kirill SEREBRENNIKOV (Russie) UCHENIK
    (LE DISCIPLE)
     
         

     

    Hors Compétition

     

         
    Shane BLACK (USA) THE NICE GUYS  
         
    Jodie FOSTER (USA) MONEY MONSTER  
         
    NA Hong-Jin (Corée du Sud) GOKSUNG  
         
    Steven SPIELBERG (USA) DISNEY’S THE BFG
    (LE BON GROS GÉANT)
     
         

     

    Séances de minuit

      BLOOD FATHER de Jean-François Richet (France) 

         
    Jim JARMUSCH (USA) GIMME DANGER  
         
    YEON Sang-Ho (Corée du Sud) BU-SAN-HAENG
    (TRAIN TO BUSAN)
     
         

     

     

    Séances Spéciales

     

    WRONG ELEMENTS de Jonathan Littell (Etats-Unis)

    LA FORÊT DE QUINCONCES de Grégoire Leprince-Ringuet (France)

    CHOUF de Karim Dridi (France / Tunisie)

         
    Thanos ANASTOPOULOS (Grèce)
    Davide DEL DEGAN (Italie)
    L’ULTIMA SPIAGGIA
    (LA DERNIÈRE PLAGE)
     
         
    Mahamat-Saleh HAROUN (Tchad) HISSEIN HABRÉ, UNE TRAGÉDIE TCHADIENNE  
         
    Rithy PANH (Cambodge) EXIL  
         
    Albert SERRA (Espagne) LA MORT DE LOUIS XIV  
         
    Paul VECCHIALI (France) LE CANCRE
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  • 69ème Festival de Cannes: conférence de presse et sélection officielle en direct

     

     

     

    Demain, c'est déjà le jour J avec l'annonce de la sélection officielle du 69ème Festival de Cannes par Thierry Frémaux et Pierre Lescure, à 11H, en direct de l'UGC Normandie, sur les Champs-Elysées, à Paris. Vous pourrez suivre la conférence en direct ci-dessus (ou  sur Dailymotion et YouTube directement, sur les chaînes officielles de TV Festival de Cannes). 

    Je commenterai la sélection en direct sur mes comptes twitter @moodforcinema et essentiellement @moodforcannes (mon compte dédié au Festival de Cannes) avant de vous faire vivre le festival en direct, comme chaque année, de l'ouverture à la clôture, du 11 au 22 Mai 2016.  A suivre aussi évidemment sur le compte officiel du festival (@Festival_Cannes). Et n'oubliez pas le hashtag #Cannes2016 pour tout savoir de l'actualité du festival.

    Même si les rumeurs foisonnent déjà, je préfère les ignorer et je me contenterai de vous récapituler les annonces officielles:

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    -L'affiche officielle du festival que j'aime tout particulièrement et qui rompt avec celles qui ont précédé et qui n'en est pas moins sublime, incandescente et solaire, évocatrice de langueur, de nouveaux horizons avec cette ascension comme une parabole de celle des 24 marches les plus célèbres au monde. Conçue comme un clin d'oeil à Jean-Luc Godard par Hervé Chigioni et son graphiste Gilles Frappier, le visuel 2016 tiré du Mépris symbolise une montée de marches en forme d’ascension vers l’horizon infini d’un écran de projection.

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    -Kristen Stewart, Blake Lively, Jesse Eisenberg, Steve Carell et Parker Posey sont attendus sur le tapis rouge à Cannes le 11 mai prochain aux côtés de Woody Allen, ils présenteront ainsi son dernier film Café Society, film d’ouverture hors compétition de la 69ème édition ! Voilà de quoi me réjouir également. Le film sortira le même jour dans les salles françaises. Un record de sélections en ouverture pour le réalisateur new-yorkais qui avait déjà ouvert le Festival en 2002 avec « Hollywood Ending » et en 2011 avec « Midnight in Paris », une ouverture à laquelle j’avais eu le plaisir d’assister et dont je propose de retrouver (en cliquant ici) mon compte rendu, avec la critique du film ainsi que mes 9 autres critiques de films de Woody Allen.

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    -Les cérémonies d'ouverture et de clôture seront présentées par le comédien, acteur et humoriste Laurent Lafitte et seront retransmises en clair sur Canal+. Il succède ainsi à Lambert Wilson.

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    -Le Maître de l'épouvante et du film noir, William Friedkin, fera frissonner les festivaliers mercredi 18 mai dans la salle Buñuel à l'occasion de sa Leçon de Cinéma. Avec le critique Michel Ciment, il reviendra sur ses films devenus cultes : French Connection, Cruising, Killer Joe, ainsi que sur la récente sortie de son livre : "Friedkin connection : Les Mémoires d'un cinéaste de légende". Les leçons de cinéma du Festival de Cannes sont toujours de grands moments. J'essaierai d'assister à celle-ci.

     

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    -Le réalisateur, scénariste et producteur australien, George Miller présidera le jury du Festival de Cannes 2016. Quant à son Jury, bientôt au complet, il sera dévoilé dans les jours qui suivront l'annonce de la Sélection officielle. Ensemble, ils décerneront la Palme d’or et six autres prix à l’issue de la manifestation, lors de la Cérémonie de clôture qui se tiendra dimanche 22 mai.

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    -En 2015, Un Certain Regard s’ouvrait avec poésie sur Les Délices de Tokyo (An) de Naomi Kawase. Le Festival de Cannes retrouvera la réalisatrice japonaise à la tête du Jury de la Cinéfondation et des Courts métrages pour sa 69e édition. Les films de

    -Et je termine par une information plus personnelle. Pour ceux que cela intéresse, les Editions du 38 viennent de publier (en papier et numérique) mon premier roman dont l'intrigue se déroule...au cœur du Festival de Cannes 2014. Retrouvez toutes les infos sur le site de mon éditeur, ici.

     

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  • La leçon de cinéma de William Friedkin au 69ème Festival de Cannes

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    La leçon de cinéma est toujours un grand moment que j'essaie de ne pas manquer... Cette année, c'est le cinéaste William Friedkin qui partagera ses connaissances avec le public. La rencontre avec William Friedkin aura lieu dans l’après-midi du mercredi 18 mai, salle Buñuel, Palais des Festivals.

    Voici le communiqué de presse du festival à ce sujet:

    La Leçon de Cinéma du 69e Festival de Cannes sera donnée par le cinéaste américain William Friedkin. Après Martin Scorsese, Nanni Moretti, Wong Kar-wai, Quentin Tarantino, Marco Bellocchio ou encore Philip Kaufman et Jacques Audiard, il sera sur la scène de la salle Buñuel du Palais des Festivals pour dialoguer avec le public dans une rencontre animée par le critique Michel Ciment.

    Auteur récemment de "Friedkin Connection : Les mémoires d'un cinéaste de légende" où il se raconte avec sincérité et passion, William Friedkin est une des figures de proue de l’histoire du cinéma américain, au renouveau duquel il a contribué au début des années soixante-dix avec des films comme French Connection (1971) ou L’Exorciste (1973), qui furent aussi de grands succès populaires. Il a remporté un Oscar du meilleur réalisateur en 1972 et de multiples prix à travers le monde.

    « C’est un honneur que de venir partager mes pensées et idées avec le public du Festival de Cannes, la patrie du cinéma mondial », a-t-il déclaré en acceptant l’invitation. « Du plus loin que je me souvienne, je crois que nous vivons l’époque la plus exigeante pour le futur du cinéma à l’échelle de la planète, avec des changements extrêmement importants en matière de production et d’exploitation, bien plus que ce j’ai pu vivre depuis cinquante ans. »  

    Né à Chicago en 1935, passionné par la radio et l’opéra, le jeune Friedkin décide de devenir réalisateur en sortant ébloui du Citizen Kane d’Orson Welles. Passé par l’école de la télévision et du reportage, il en gardera des empreintes fortes qui marqueront son style où la narration se mêle à un sens aigu de la réalité. Homme cultivé et cinéphile, il réalisera une longue interview documentaire de Fritz Lang en 1974, avant de livrer Sorcerer (Le Convoi de la peur) en 1977, adaptation du Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot qu’il considère comme son chef-d’œuvre.

    Durant les années quatre-vingt, il creuse la veine noire et policière avec Cruising (1980) ou Police Fédérale Los Angeles (1985), films marquants de la décennie, puis il revient à l'épouvante, en signant notamment Le Sang du Châtiment (Rampage) en 1987 et La Nurse (The Guardian) en 1990.

    Très impliqué dans la mise en scène d’opéras, William Friedkin n’en a pas moins continué à travailler dans le cinéma, réalisant notamment Bug (2006) ou Killer Joe(2011).

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  • Nespresso, partenaire de la 55ème Semaine de la Critique

    Il y a 15 jours, je vous parlais (ici et sur Inthemoodforhotelsdeluxe.com) de la formidable opération cannoise de la marque Nespresso, "Les chefs font leur cinéma", à laquelle j'avais eu le plaisir de participer l'an passé.  Retrouvez mon article sur l'édition 2015 et le programme 2016, en cliquant ici.

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    Par ailleurs, cette année, Nespresso est à nouveau partenaire de la Semaine de la Critique, laquelle a d'ailleurs dévoilé hier sa très belle affiche 2016.

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    L'association de Nespresso avec la Semaine de la Critique s'est faite tout naturellement, le soutien à l’innovation et à la création étant au cœur des valeurs de Nespresso. Cette section cannoise, qui met à l'honneur les première et deuxième œuvres des cinéastes du monde entier, se consacre à la découverte des futurs grands réalisateurs. Wong Kar-Wai, Jacques Audiard, Arnaud Desplechin ou encore Valérie Donzelli - présidente du jury de cette édition 2016 -, ont ainsi fait leurs débuts à la Semaine de la Critique.  Nespresso parraine depuis 2011 le Grand Prix Nespresso décerné par le jury de la Semaine de la Critique au meilleur long métrage de la sélection. Ensemble, la Semaine de la Critique et Nespresso, animés à la fois par l'exigence et la curiosité, explorent et révèlent la jeune création cinématographique.  Cette année 2016 marque le 5e anniversaire de l'association entre Nespresso et la Semaine de la Critique et confirme la convergence de leurs volontés et missions communes : en 2011, le Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique est remis au réalisateur Jeff Nichols pour son film Take Shelter (à l’honneur sur l’affiche de cette édition 2016). Cinq ans plus tard, son 3e long métrage, Midnight Special, sorti sur les écrans le 16 mars dernier, est un succès critique et public.

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    "Le Grand Prix Nespresso a beaucoup influencé ma carrière. Je sens que mon nom a tout de suite été propulsé dans des sphères où l'industrie ne m'aurait pas inclus autrement. Le Prix a confirmé la place du film dans les consciences. Cela a promu mon film et ma réputation à un niveau qui aurait pris autrement des années à atteindre" confie Jeff Nichols.

    Ont été récompensés par le Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique :

    2015 : Santiago Mitre pour PAULINA

    2014 : Myroslav Slaboshpytskiy pour THE TRIBE

    2013 : Fabio Grassadonia et Antonio Piazza pour SALVO

    2012 : Antonio Mendez Esparza pour AQUÍ Y ALLA

    2011 Jeff Nichols pour TAKE SHELTER

    La Plage Nespresso, lieu incontournable du Festival de Cannes et de ses festivaliers, accueille à nouveau cette année toutes les équipes des films sélectionnés à la Semaine de la Critique - événements, interviews, séances photo, déjeuners et dîners où membres du jury, réalisateurs, acteurs, producteurs, professionnels se rencontrent. La Semaine y organise également ses Talents Talks, moments de rencontres et de discussions privilégiés avec ses auteurs.

    Pour mettre en lumière l'innovation & la création en gastronomie, la Plage Nespresso accueille également 3 grands Chefs pour une série de dîners exclusifs intitulée "Les Chefs font leur Cinéma". Une expérience gastronomique inspirée non seulement par les Grands Crus Nespresso, mais aussi par des films ayant contribué à la légende de Cannes. Cliquez ici pour lire mon article à ce sujet.

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  • Lumière! : Le DVD/Blu-ray de 114 films Lumière à (a)voir absolument!

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    Puisque j'ai eu le plaisir la semaine dernière de vous parler à la radio des 120 ans du Cinématographe, je ne pouvais pas ne pas évoquer à nouveau ici ce DVD indispensable, a fortiori quelques jours après cette date anniversaire. Si vous ne deviez en avoir qu'un dans votre DVDthèque, peut-être serait-ce celui-ci...

    Cela restera indéniablement un de mes plus beaux souvenirs de mes 15 années de Festival de Cannes. Quel bonheur d’entendre les spectateurs du Grand Théâtre Lumière rire éperdument devant les images des frères Lumière… 120 ans plus tard, lors de cette séance spéciale en hommage aux 120 ans du Cinématographe Lumière dans le cadre du 68ème Festival de Cannes.

    A l’occasion des 120 ans du Cinématographe, les films restaurés des Lumière ont en effet été projetés aux festivaliers, le tout avec les commentaires cinéphiliques et inénarrables de Thierry Frémaux et avec la traduction (qui l’était tout autant) de Bertrand Tavernier.

    C’est le 28 décembre 1895 qu’eut ainsi lieu la première séance de cinéma publique payante au Grand Café à Paris, Boulevard des Capucines, dans le Salon indien, quelques mois après la première projection aux scientifiques, en mars de la même année. S'y trouve aujourd'hui le café Lumière de l'hôtel Scribe. Seuls 33 spectateurs étaient présents pour assister à ce moment historique.  Le Cinématographe, machine qui permet à la fois d'enregistrer et de projeter des images, se trouve aujourd'hui à l'Institut Lumière. Ce jour-là, en donnant à un public la possibilité de voir des films sur grand écran, les frères Louis et Auguste Lumière inventaient le spectacle de cinéma moderne, dernière étape d'une longue chaîne de découvertes. Ainsi le 28 décembre dernier avons-nous célébré les 120 ans du cinéma.

    C’est un film de 93 minutes qui nous a été projeté à Cannes, en réalité un montage de 114 films restaurés réalisés par Louis Lumière et ses opérateurs entre 1895 et 1905, de la "Sortie de l’usine Lumière" , « L’Arroseur arrosé » (la première fiction de l’Histoire du cinéma) à des films aussi méconnus qu’étonnants, cocasses, maîtrisés avec, déjà, les prémisses du langage cinématographique, du gros plan au travelling, un véritable voyage qui nous a emmenés dans les origines du cinéma mais aussi sur d’autres continents et qui a suscité l’hilarité générale mais aussi l’admiration devant des films d’une qualité exceptionnelle dont chacun démontrait à quel point déjà les Lumière pratiquaient et maîtrisaient l’art de la mise en scène et qu’il s’agissait bien là de fictions et non de simples documentaires.

    Une projection cannoise que je ne souhaitais manquer sous aucun prétexte (c'est même LA projection de ce festival que je ne voulais absolument pas manquer), et à laquelle je suis arrivée in extremis,  après des péripéties dignes du plus burlesque des films Lumière mais c’est là une autre histoire…en tout cas, je ne le regrette pas car ce fut un moment de rare exultation cinéphilique, le tout en présence de nombreux « frères du cinéma » comme l’avait souligné Thierry Frémaux : Taviani, Coen, Dardenne mais aussi en présence de Claude Lanzmann et Claude Lelouch  (je vous signale au passage que, du 6 janvier au 17 février, l'Institut Lumière consacre une rétrospective à ce dernier et que vous pouvez encore voir UN+UNE actuellement en salles que je vous recommande et dont vous pouvez retrouver ma critique, ici) parmi un prestigieux parterre d’invités. Un grand moment qui prouvait une fois de plus à quel point le cinéma est un spectacle mais surtout la modernité des films des frères Lumière. Fascinant!

    Ces 114 films restaurés en 4k sont désormais visibles en DVD et Blu-ray (édités par l'Institut Lumière et France TV). Comme le dit Bertrand Tavernier "tout le monde devrait avoir ce DVD chez soi" alors vous savez ce qu'il vous reste à faire!  Vous pouvez le retrouver sur le site de l'Institut Lumière, en cliquant ici. Je précise aux esprits mal tournés que ceci n'est pas un article sponsorisé mais la simple expression d'un immense coup de cœur cinématographique...

    A lire aussi: mon compte rendu du Festival Lumière de Lyon 2014 (un festival qu'organise chaque année l'Institut Lumière de Lyon). C'est à Lyon que les frères Lumière tournèrent leur premier film "Sortie d'Usine"...là où se trouve aujourd'hui l'Institut Lumière.

    Catégories : CANNES CLASSICS Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • Concours - Avec Nespresso, gagnez 2 séjours à Cannes pour 2 personnes (montée des marches, nuit dans un palace de la Croisette et dîner gastronomique)

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    Lors de mon premier Festival de Cannes, grâce au prix de la jeunesse, il y a 15 ans déjà, les marques étaient peu présentes. Aujourd’hui, le Festival de Cannes constitue pour certaines d’entre elles un lieu et un visibilité incontournables, à l’exemple de Nespresso, partenaire du Festival de Cannes depuis 8 ans et de la Semaine de la Critique pour la 5ème année,  dont la plage ravit les festivaliers depuis plusieurs années.

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     Mais surtout, l’an passé, la marque a initié une opération aussi originale que réjouissante intitulée « Les chefs font leur cinéma », un concept  singulier qui allie gastronomie et cinéma au plus grand plaisir de mes papilles et de mon regard de gourmet cinéphile. Cette opération semble en effet faite pour moi puisqu’elle concilie mes deux passions (je possède aussi en plus de mes 5 blogs cinéma, deux blogs sur les hôtels et restaurants de luxe dont http://inthemoodforhotelsdeluxe.com.)

    Nespresso invite ainsi trois grands chefs à être les réalisateurs de dîners d’exception, cette année : Yves Camdeborde, Christophe Dufau et Florent Ladeyn. Pour mon plus grand plaisir, c’est la cuisine du troisième que j’aurai l’opportunité de déguster, Florent Ladeyn dont j’avais assidument suivi le parcours dans l’émission « Top chef » (il fut finaliste en 2013) dans laquelle chacun de ses plats me  mettait l’eau à la bouche et qui, aujourd’hui, avec   « L’Auberge du Vert Mont, Boeschepe » possède son étoile Michelin. J’ai d’autant plus de chance qu’il « fera son cinéma » inspiré par un film d’un de mes cinéastes préférés, François Truffaut, avec « Les 400 coups »  (Prix de la mise en scène Festival de Cannes 1959), le Vendredi 22 mai (pour ma part) et le samedi 23 mai.

    Florent Ladeyn 6215_(c)Emmanuel Nguyen Ngoc[1]

    « Comment ne pas se retrouver dans le portrait de cet adolescent un peu turbulent, un peu rebelle, qui se sent différent et n’est pas très à l’aise dans le moule où on veut l’enfermer ? Ce que j’ai cherché dans ce menu, c’est retrouver ce rapport à l’enfance et aux souvenirs qu’on peut avoir en cuisine. Créer des émotions en se remémorant des souvenirs, en les remaniant, en les réinventant, en revisitant par exemple des plats de cantine, comme autant de clins d’œil à notre enfance… ».  Florent Ladeyn

    F_LADEYN@Nespresso(c)Emmanuel_Nguyen_Ngoc_BD[4][1]

    Lors de ces dîners d’exception, chacun de ces grands chefs s’inspirera ainsi d’un film qui a marqué l’histoire du Festival de Cannes pour imaginer un scénario en 5 plats. Un moment unique que les 60 convives privilégiés (dont j’aurai donc l’honneur de faire partie) pourront partager autour d’un décor original qui (re)plongera dans l’univers du film. Yves Camdeborde (Le Comptoir du Relais Saint Germain, Paris) fera quant à lui son cinéma inspiré par  « Sous le soleil de Satan » de Maurice Pialat (Palme d’Or au Festival de Cannes 1987), Jeudi 14 mai, vendredi 15 mai et samedi 16 mai.  Enfin, Christophe Dufau (Les Bacchanales, Vence – 1* Michelin) fera son cinéma inspiré par « Le Monde du silence » de Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle (Palme d’Or au Festival de Cannes 1956) Mardi 19 mai et mercredi 20 mai.

    CONCOURS

    La belle et bonne nouvelle, c’est que, comme moi, vous pourrez participer à ces expériences uniques. Les gourmets et cinéphiles que vous êtes indéniablement si vous lisez mes blogs, pourront tenter leur chance en jouant sur le site www.nespresso.com/cannes pour gagner deux séjours à Cannes pour 2 personnes (montée des marches, nuit dans un palace de la Croisette et dîner gastronomique Les Chefs font leur cinéma). Une cinquantaine de dîners gastronomiques « Les Chefs font leur cinéma » seront aussi mis en jeu à la Boutique de Cannes. Alors, qu’attendez- pour tenter votre chance et vivre à votre tour cette magnifique expérience?

    Une petite recette en bonus…:

    Florent Ladeyn

    Canard fumé au foin, morilles croustillantes, café crème

     Ingrédients pour 4 personnes

    1 gros filet de canard

    4 cuillers à soupe de crème épaisse

    2 x 25 ml de Grand Cru Indriya from India

    20 petites morilles

    4 grosses morilles

    1 filet d’huile

    20 grammes de beurre

    Quelques feuilles de cresson sauvage

     

    Préparation

    Fumer le canard au foin sans le gras, pendant 20, à froid.

    Trancher les grosses morilles à la trancheuse et les sécher sur une plaque au four à 90° pendant une heure

    Tailler le gras en petits cubes puis les rendre croustillants à la poêle en dégraissant plusieurs fois.

    Faire sauter les petites morilles à feu doux pendant 10 minutes dans la même poêle, terminer avec le beurre.

    Mélanger la crème épaisse avec le café.

    Tailler le canard fumé cru en julienne

    Catégories : CONCOURS Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • Conférence de presse du Festival de Cannes 205 : le 16 avril

    Comme chaque année, vous pourrez me suivre en direct de la conférence de presse d'annonce de sélection du Festival de Cannes 2015 qui aura lieu cette année le 16 avril 2015. Suivez-moi sur mon compte twitter @moodforcinema et retrouvez ensuite mon compte rendu ici et sur Inthemoodforfilmfestivals.com.

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    Catégories : CONFERENCES DE PRESSE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • Festival de Cannes 2015 - "Mad Max" de Georges Miller hors compétition le 14 mai 2015

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    Certains l'attendaient en ouverture pour succéder au Biopic d'Olivier Dahan sur Grace Kelly qui fait l'ouverture du Festival de Cannes 2014, c'est néanmoins le lendemain de celle-ci que sera projeté "Mad Max" de Georges Miller, le 14 Mai 2015.  C'est  donc Tom Hardy qui incarnera le héros entré dans la légende sous les traits de Mel Gibson. Max Rockatansky, joué par Tom Hardy, va rencontrer l’impératrice Furiosa, interprétée par Charlize Theron, qui fuit une bande lancée à ses trousses…

    Le film sortira dans le monde entier, le 14 Mai.

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    "Né en Australie, George Miller est diplômé de la faculté de médecine de Sydney où il commence, durant son internat, à tourner des courts métrages avec son associé Byron Kennedy avec qui il fonde la société Kennedy Miller. Leur film court, Violence in the Cinema, remporte deux prix de l'Australian Film Institute et les encourage à tourner un long métrage, Mad Max (1979), qui sera un  triomphe planétaire. En 1983, il réalise, après John Landis, Steven Spielberg et Joe Dante, le dernier épisode de La Quatrième Dimension (Twilight Zone: The Movie).


    En 1987, George Miller revient à Hollywood réaliser Les Sorcières d'Eastwick et produit à la suite séries télé, téléfilms et trois longs métrages : Calme blanc réalisé par Philip Noyce, Flirting et The Year My Voice Broke de John Duigan. Il repasse derrière la caméra avec Lorenzo pour lequel il a été nominé aux Oscars pour le Meilleur Scénario Original. Il achète ensuite les droits de Babe - Le cochon devenu berger (1995) qu'il adapte et produit : le film récolte sept nominations aux Oscars parmi lesquelles celles de Meilleur Film et Meilleure Adaptation. Il réalisera une suite peu orthodoxe, Babe - Le cochon dans la ville. Il est également auteur de Happy Feet pour lequel il reçoit l’Oscar du Meilleur Film d’animation en 2007. Happy Feet 2 suivra en 2011.

    Produit par la société Kennedy Miller Mitchell, Mad Max: Fury Road est distribué internationalement par Warner Bros Pictures, et, pour quelques régions, par Village Roadshow Pictures." Source: communiqué de presse officiel du Festival de Cannes.

    Catégories : OUVERTURE (cérémonies/films) Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • Les nouveaux horizons du cinéma : (re)découvrez les films de la Cinéfondation

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    La Cinéfondation est une belle "institution" créée en 1998 par Gilles Jacob (qu'il continuera d'ailleurs de présider après son départ de la présidence du Festival de Cannes en 2015), sous l'égide du Festival de Cannes, pour la recherche de nouveaux talents. Chaque année, elle sélectionne de quinze à vingt courts et moyens métrages présentés par des écoles de cinéma de tous pays. Par ailleurs, depuis 2000, la Cinéfondation propose une résidence à Paris pour les cinéastes et une aide à l'écriture de scénario. Elle organise également des rencontres avec des professionnels. La sélection des participants est effectuée par un jury présidé par un réalisateur ou une personnalité du cinéma ; elle se fonde sur la qualité des films déjà réalisés, sur l'intérêt du projet de long métrage en cours d'écriture et sur la motivation des candidats. Parallèlement, la Cinéfondation organise chaque année à Cannes une compétition de courts-métrages réalisés par les élèves d'écoles de cinéma du monde entier.

    "Les nouveaux horizons du cinéma" : une belle initiative consacré à un cycle de la Cinéfondation, qui concerne 9 films diffusés dans une cinquantaine de salles en France, du 18 au 29 avril.

    Claire Denis en est la marraine exceptionnelle de cette réjouissante opération. 

    Tournés par des réalisateurs passés par la Résidence et l'Atelier de La Cinéfondation, ces films ont été sélectionnés et primés en festivals (Cannes, Berlin, Locarno). Mis à part trois inédits - le chilien Carne de Perro, le néo-zélandais The Weight of elephants et l’iranien Frontier blues -, ils sont tous sortis en salles ces deux dernières années.

    Organisé par I LIKE CINEMA, le cycle « Les Nouveaux Horizons du Cinéma » est diffusé à Paris et dans une quarantaine de salles en province.


    Ancrés sur un territoire donné, nourris d’expériences singulières, ces films ont en commun d’ouvrir de nouvelles perspectives sur la fiction, en tissant des liens étroits avec le réel.


    Qu’il arpente la mémoire politique du Chili ou une cour de récré française dans les années 80, qu’il sillonne les carrefours de Bogota ou la frontière nord de l’Iran, chaque réalisateur nous offre une fenêtre panoramique sur son univers.

    L'enjeu réel, au-delà du cycle, est d'offrir une nouvelle visibilité à un cinéma naissant – plus que jamais sacrifié par le rythme des sorties - et, à quelques semaines du Festival de Cannes, de mettre en lumière le rôle de la Cinéfondation tout au long de l'année, focalisée sur l'accompagnement et le développement de premiers films.


    Les 9 films présentés dans le cadre de cette opération: Despues de Lucia, Les Chevaux de Dieu, Fifi hurle de joie, Rêves d'or, La société du feu rouge, Chroniques d'une cour de récré, Carne de Perro, The Weight of elephants et Frontier blues.


    Après la VOD, I LIKE CINEMA propose de découvrir le TOD, premier service de Theater On Demand. Un site internet de programmation communautaire et de vente de places de cinéma qui met en relation les salles de cinéma indépendantes, les films et les spectateurs (www.ilikecinema.com). 4 clics suffisent pour créer sa séance Cinéfondation : « je choisis mon film, je choisis ma salle, je crée ma proposition de séance, je reçois mon billet ! ».

    Un dispositif moderne qui se prolonge sur le forum du site : les spectateurs sont invités à dialoguer avec les réalisateurs et les exploitants à l’issue des séances.

    Page Facebook: https://www.facebook.com/ilikecine?ref=hl

    Je vous encourage vraiment à découvrir ces films, souvent de vraies pépites, à soutenir et participer à cette belle opération.

    Catégories : IN THE MOOD FOR NEWS Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • L'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs 2014

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    L'affiche de la Quinzaine des Réalisateurs vient d’être dévoilée, une affiche décalée et intrigante qui invite à plonger la tête la première dans le cinéma. L’affiche est signée par Michel Welkinger et la photographie, Cécile Burban (comme l’an passé).

     

    "Il y a deux manières extrêmement opposées de voir cette affiche. Soit nous voyons un spectateur qui s'échappe, prend la tangente en pénétrant dans l'écran ... L'échappée belle. Soit cet homme se faufile dans le monde sombre tel qu'il est représenté dans un certain cinéma de l'année 2014, un cinéma qui pourrait en effet être estampillé série noire... si le mot n'était pas déjà breveté" pour Edouard Waintrop, le délégué de la Quinzaine des Réalisateurs. "Comme le suggère cette affiche, les films que nous vous présenterons vous feront entrer dans la dimension du cinéma qui continue d'être du moins nous l'espérons, plus grand que la vie", a-t-il poursuivi.

     

    L’an passé la Quinzaine avait couronné « Les Garçons et Guillaume, à table ! » de Guillaume Gallienne dont je vous propose la critique à cette occasion.

    Critique de "Les Garçons et Guillaume, à table!" de Guillaume Gallienne

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    Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Guillaume Gallienne, vous pourrez difficilement l’oublier après avoir vu « Les Garçons et Gauillaume, à table ! ».

     

    « Jet set », « Fanfan la tulipe », « Narco », « Fauteuils d’orchestre »,  « Le concert », « Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d’amour », « Sagan »,  « Marie-Antoinette » , tels sont quelques-uns des films dans lesquels ce Sociétaire de la Comédie Française a joués jusqu’à présent mais rien de comparable avec « Les garçons et guillaume, à table ! », adaptation du spectacle éponyme de Guillaume Gallienne qui en est le chef d’orchestre…et l’orchestre puisqu’il en signe le scénario, la mise en scène…et deux des rôles principaux (dans son spectacle, il incarnait tous les rôles). Pour son premier film, il ne s’est donc pas facilité la tâche.

     Guillaume Gallienne a déjà reçu de multiples récompenses pour ce film, notamment à la Quinzaine des réalisateurs, où je l’ai vu la première fois, et où il a été acclamé, puis au Festival du Cinéma Américain de Deauville où il a reçu le prix Michel d’Ornano, où je l’ai vu, et avec au moins autant de plaisir, une deuxième fois…et où il a été à nouveau ovationné (cf ma vidéo ci-dessus). Il a également reçu le prix du public au Festival du Film francophone d’Angoulême.

     Ne vous arrêtez donc pas à ce titre de série B qui ne vous semblera plus du tout l’être une fois que vous aurez vu le film, le titre se justifiant alors parfaitement. C’est ainsi que sa mère les appelait, son frère et lui, pour qu’ils viennent dîner : « Les Garçons ET Guillaume, à table ! ». A part déjà. Tout un programme. Très efféminé, il a toujours été considéré par tout le monde comme la fille que sa mère n’a jamais eue, enfin surtout par lui-même, fasciné par cette mère à qui il aurait tant aimé ressembler. Un amour fusionnel (le fond rejoignant alors la forme puisqu’il interprète son rôle) dont il va peu à peu dénouer les fils pour apprendre à savoir qui il est et aime vraiment...   

     Cela débute dans la loge d’un théâtre, celle de Guillaume Gallienne qui se (dé)maquille, enlève son masque de clown (triste ?) avant d’entrer en scène. A nu. La salle retient son souffle. Nous aussi. Dès le début, il happe notre attention et emporte notre empathie, par son autodérision, son écriture précise, cinglante, cruelle et tendre à la fois, ne ressemblant à aucune autre. Puis sa voix, posée et précise comme s’il lisait une partition, nous emporte dans son tourbillon de folie, de dérision, de lucidité tendre et caustique : « Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant: "Je t’embrasse ma chérie"; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus. »

     Et s’il ne s’est pas facilité la tâche, c’est parce que non seulement il interprète le rôle de sa mère, aimante (trop ou mal peut-être), sachant rester élégante tout en étant vulgaire, masquant sa tendresse derrière un air revêche et des paroles (fra)cassantes, mais parce qu’il joue aussi son propre rôle… à tous les âges ! Avec un talent tel qu’on oublie d’ailleurs rapidement et totalement qu’il n’a pas l’âge du personnage. La magie du cinéma. Et le talent d’un grand acteur, à tel point qu’il en devient follement séduisant malgré son allure parfois improbable.

     Gallienne multiplie les mises en abyme  et effets narratifs suscitant ainsi un comique de situation en plus de celui du langage qu’il manie avec une dextérité déconcertante et admirable, et qu’il aime visiblement d’un amour immodéré, comme sa mère, à la folie même, avec pour résultat un rythme effréné, un film sans temps mort, d’une drôlerie ravageuse au moins autant que la tendresse et l’émotion qui nous cueillent aux moments parfois les plus inattendus, à l’image d’un autre clown, à la canne et au chapeau melon, qui savait nous bouleverser autant que nous faire rire.

     Dommage que deux scènes cèdent à la facilité, notamment une avec Diane Krüger,  alors que, auparavant, jamais le film n’essayait d’être consensuel ou de répondre aux codes de la comédie. L’interprétation réjouissante nous les fait néanmoins regarder avec indulgence tant la performance de Gallienne est exceptionnelle, y compris dans cette scène et du début à la fin, avec des scènes d’anthologie, sans parler de rôles secondaires tout aussi réjouissants notamment celui incarné par Françoise Fabian, la grand-mère fantasque et doucement folle.

     

    Ce film est aussi et avant tout une déclaration d’amour fou  à sa mère (quel personnage !) et aux femmes dont il aime et scrute jusqu’à la respiration, mais aussi aux mots, avec lesquels il jongle admirablement, et au théâtre, qui libère, et même au cinéma avec les codes duquel il s’amuse ici. Même s’il lorgne parfois du côté d’Almodovar, Woody Allen ou de Wilder (avec une réplique finale comme un écho à son « nobody’s perfect »), ce film peut difficilement être plus personnel tout en étant universel et il faut sans aucun doute une tonne de talent et de sensibilité pour transformer son mal être en film burlesque, en ce rafraichissant plaidoyer pour la différence (qui n’est jamais militant), en film aussi atypique, inclassable que celui qui en est l’auteur et l’acteur. Un grand auteur et un très grand acteur. Et une comédie tendre et caustique à voir absolument.

     

    Catégories : AFFICHES Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer